Jour 6 – Influence du vent sur l’avion en vol

Aujourd’hui il y a du vent, mais pas trop de turbulences. Du coup Marc va en profiter pour nous montrer l’influence du vent sur l’appareil en vol.

Briefing

Le vent a forcement une influence sur l’avion pendant un vol, mais aussi sur les instruments. Le but aujourd’hui sera de comprendre comment l’avion dérive en fonction du vent et comment interpréter les instruments de bord.

Vol

Nous avons un petit vent de 30 km/h aujourd’hui, mais bizarrement il n’y a pas trop de turbulences. C’est aussi mon 2ème décollage, donc je ne suis pas très rassuré de devoir le faire dans ces conditions. Je m’attends à ce que Marc nous dise : « Cette fois je vais décoller car ça risque de secouer un peu », mais bien évidemment je peux toujours rêver. Par chance le vent est aligné sur la piste, ce qui devrait simplifier le décollage.

La vitesse du vent

anémomètre indique la vitesse relative au ventD’abord au sol, on pourrait penser qu’avec un vent de face l’avion sera porté par celui-ci et donc fera sa rotation plus tôt (La rotation c’est le moment où l’avion quitte la piste et entame sa montée initiale). Cependant l’instructeur nous explique qu’avec un vent de 30 km/h de face la rotation, sur ce DR400, se fera comme d’habitude à 100 km/h, et la montée initiale se fera également de manière normale à 120 km/h. En tout cas, c’est ce que nous donnera l’anémomètre de l’avion (indicateur de vitesse). Mais effectivement la vitesse au sol sera de 70 km/h et la montée sera plus abrupte.

En fait il faut savoir que l’anémomètre calcule la vitesse relative au vent grâce à un tube de Pitot. C’est un petit tube métallique sous l’aile de l’avion dans lequel l’air s’engouffre et exerce une pression sur un capteur. De cette pression est déterminée une vitesse. Donc en toute logique, si vous êtes à l’arrêt face à un vent de 30 km/h, l’indicateur de vitesse vous dit que vous allez à 30 km/h… cela sera sûrement à prendre en considération lors de navigation. Il me semble que seul un GPS peut donner la vitesse au sol, mais ce DR400 n’en est pas équipé.

La dérive causée par le vent

C’est un peu comme en voiture sur l’autoroute, le vent modifie votre trajectoire. Sauf qu’en vol ce n’est pas toujours flagrant puisque nous sommes loin de tout repère à 2000 pieds. En général, on peut s’en rendre compte car le nez de l’avion n’est pas en direction de l’endroit où l’on veut aller (sauf si on remonte face au vent). C’est ce qu’on appelle avancer en crabe. Le nez sera orienté vers le vent pour compenser. L’exercice consiste aussi à essayer de compenser ça, pendant un virage. Nous devons anticiper la sortie de celui-ci. Donc c’est exactement comme faire du drift (dérapage) en voiture !!!! Au bout d’un moment on finit par le ressentir.

Vous pouvez visualiser mon vol ici :
CloudAhoy - vol vent

Vol lent / Second régime / Décrochage

Par la suite on effectuera notre changement habituel avec Romain à Candillargues. Il fera les mêmes exercices de vol avec en bonus une introduction au « second régime » de l’appareil pendant un vol lent. Romain a pu se rendre compte que les commandes de l’avion répondaient beaucoup moins. Enfin Il a pu s’essayer à la procédure en cas d’alerte de décrochage. Marc a dû se dire qu’on avait pas l’air aussi malade que d’habitude et il a décidé de nous rajouter ces petites montagnes russes à la fin.

Personnellement j’ai pu voir ce que c’était mais je n’ai pas compris grand chose, donc on verra la prochaine fois pour rentrer plus en détails dessus et que je puisse m’y essayer aussi.

Débriefing

Ce vol aura été plutôt fun et tout à fait logique. Le palonnier en est même devenu plus intuitif. J’ai 1 milliards de question sur toute la dernière partie qu’a pu tester Romain auquel je n’ai pas compris grand chose, mais je réserve ça pour la prochaine fois.

Coût total

  • Solde précédent : 732,96€
  • 66 min de vol avec instructeur : 147,40€
  • Total : 880,36€

Heures totales de vol : 4h23 min.