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Volets en panne à l’atterrissage (Jour 43)

Atterrissage sans volets en DR400

Comment atterrir sans volets lorsqu’il n’est pas possible de les sortir ? C’est ce que je vais découvrir aujourd’hui !

Briefing : Atterrir sans volets

J’ai récemment rentré toutes les informations de mon « livret de progression » papier dans « Aérogest Formation« . Ça me permettra d’avoir un suivi plus simple de ma formation de pilote privé d’avion.
D’ailleurs, c’est ce qui m’a permis de voir qu’il y a certains exercices de mania que je n’avais jamais vu avant. Comme par exemple les tours de piste standard, mais aussi atterrir sans volets. Lorsque j’en fais part à mon instructeur, il s’exclame en disant : « Allons corriger ça tout de suite » :).

On part donc pour quelques tours de piste afin d’atterrir sans mettre les volets. Le but de cet exercice est d’être prêt à l’éventualité que les volets soient en panne et qu’on ne puisse pas les actionner au moment de l’atterrissage.
Pour rappel ce dispositif, aussi appelé hypersustentateurs, permet d’augmenter la courbure de l’aile afin d’accroître la portance à faible vitesse. Autrement dit diminuer la vitesse de décrochage. Donc pour simplifier, sans les volets nous arriverons plus vite sur la piste.

Vol : Tours de piste sans volets

Nous partons de la piste 30 Gauche à LFMT, pour faire des tours de piste sur celle-ci. Il y a un vent de travers d’environ 12 kts qui vient du 240. Ceci ne va pas du tout me simplifier la tâche !

Atterrissage sans volets avec du vent de travers

Tout d’abord, j’ai vraiment la sensation d’oublier quelque chose lorsque je prépare mon avion en vent-arrière. Mon cerveau me dit : « c’est pas normal de ne pas mettre les volets ! ».
Ensuite en final, mon instructeur me demande d’obtenir une vitesse de 130 km/h, tout en descendant sur la piste. Sans volets, c’est vraiment pas simple. La vitesse de l’avion s’emballe facilement, il faut donc faire régulièrement des paliers pour ralentir l’avion et le laisser s’enfoncer. Tous mes repères sont chamboulés. Le vent de travers me bouscule, il y a des turbulences. En gros je subis mais je finis par réussir à atterrir.

Atterrir avec du vent de travers

Je fais une autre tentative, mais cette fois, le vent varie entre 15 et 20 kts en provenant du 270ème degré. L’avantage avec un vent aussi fort, c’est qu’il facilite le fait d’atterrir dans cette configuration car il ralentit ma vitesse sol.
Cependant, ce vent de travers focalise plus mon attention que l’exercice du jour ! J’ai du mal à stabiliser l’avion et je ne suis pas assez réactif sur les commandes.

Je repars pour effectuer deux autres tours de piste avec les volets cette fois-ci pour me concentrer sur l’atterrissage avec vent de travers. Je vous laisse observer les deux atterrissages à partir de 15min30 sur la vidéo Youtube.

Débriefing tours de piste sans volets

Le plus surprenant pour atterrir sans volet, c’est la vitesse à laquelle on arrive sur la piste. Sans les volets l’avion est aussi plus sensible au commande. Toutes les habitudes qu’on prend et les repères sont déformés. Il faut donc être encore plus attentif.

Mais très honnêtement, le vent de travers à un peu biaisé l’exercice du jour. Ce cours, s’est rapidement transformé en un autre entraînement, l’atterrissage avec vent de travers. La révision fut quand même très instructive.

Atterrissage sans volets en DR400 à LFMT sur Cloudahoy

Coût total

  • Solde précédent : 5931€
  • 37 min de vol avec instructeur  : 88,18€
  • Total : 6019,18€

Heures totales de vol : 33h56 min.
Atterrissage total : 99

2 commentaires sur “Volets en panne à l’atterrissage (Jour 43)”

  1. Jean-Luc Coulon

    Bonjour,
    En ce qui concerne la définition des radials, le radial est TOUJOURS le relèvement magnétique PAR le VOR de la station mobile (aéronef), c’est la demi-droite orientée issue de la station. Le QDM étant VERS la station on ne peut pas parler de radial. Il s’agit alors de la route réciproque… Il n’y A PAS de « radial TO ».

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