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Découverte du Vol de Nuit en Avion Cessna 172

  • François 
  • 5 min read
Découverte Vol de Nuit

Je découvre le vol de nuit en avion à bord du Cessna 172 de l’aéroclub de Montpellier. Je profite d’un paysage de lumière magnifique autour de la CTR de LFMT.

Briefing

Trace GPS du vol de nuit autour de la CTR de Montpellier (LFMT)
Trace GPS du vol de nuit autour de la CTR de LFMT

Marc, mon premier instructeur, m’a gentiment proposé de m’emmener en balade pour découvrir ce qu’est le vol de nuit. Donc juste après le travail je file à l’aéroclub le rejoindre. Il me propose qu’on fasse le tour de la CTR de Montpellier. Donc un vol identique à celui que j’ai effectué de jour en Solo. Mais cette fois dans le sens inverse des aiguilles d’une montre.

Nous partirons de la piste principale 30 droite de LFMT en direction des points Novembre-Charlie (Mauguio), puis Novembre-Echo (Castries). Ensuite, nous continuerons vers Novembre-Whisky (échangeur au Sud de St-Gely), pour rejoindre Whisky (péage de St Jean-de-Vedas). Enfin pour finir, nous nous dirigerons vers Sierra-Whisky (Cathédrale de Villeneuve-Lès-Maguelone) pour rentrer sur l’aéroport de Montpellier.

Vol de Nuit en avion

Nous partons avec le Cessna 172 de l’aéroclub de Montpellier. Cette fois je suis en place passager (là où l’instructeur est généralement assis). C’est étrange de se retrouver de ce côté-ci. C’est la même sensation que lorsque tu prends cette place en voiture alors que tu as l’habitude d’être le conducteur.

Nous décollons de la piste 30 droite, c’est-à-dire face à la ville de Montpellier. En s’alignant sur la piste, on se retrouve entouré de ces mythiques lumières blanche et rouge qui délimitent la piste. Dès le décollage, j’admire un spectacle de lumières provenant de la ville et de la circulation des voitures à l’heure de pointe. Mais je note aussi de grosses zones d’ombre qui paraissent sans aucune vie. La première question qui me vient à l’esprit c’est « Et là si tu es en panne moteur, tu le choisis comment ton terrain sans arbre et sans poteau électrique ? »

Je prends les commandes…

J’ai filmé la plupart du temps, mais Marc m’a gentiment passé les commandes entre Novembre-Whisky et Sierra-Whisky. Le Cessna a une sorte de volant en guise de manche, ce qui est assez troublant mais plutôt confortable. Je ressens déjà dans les commandes que cet avion est plus lourd que mon Robin DR400 habituel. De plus en étant assis à droite, je n’ai pas les instruments sous les yeux ce qui ne me simplifie pas la tâche.

Mais pour être tout à fait honnête, mes repères sont totalement chamboulés. Autant dire que le fameux « repère pare-brise » pour maintenir l’assiette de l’avion est impossible. Malgré les quelques lumières qui m’aident à me repérer, c’est insuffisant pour maintenir une inclinaison des ailes parfaites. Il faut garder un oeil sur l’horizon artificiel très régulièrement, mais il est si petit en plus de pas être face à moi. Bref l’exercice n’est pas simple, mais quel pur bonheur de voler dans un tel décor que je ne reconnais pas du tout.

La nuit tous les chats sont gris…

Seul les éclairages des villes et des quelques routes peuvent nous aider à nous repérer. Mais va faire la différence entre deux tâches de lumière au sol ! La plupart des villages se ressemblent. Les points de repères comme les lignes à hautes tensions, les voies de chemin de fer, les reliefs, les bâtiments reconnaissables, les châteaux d’eau deviennent invisibles. Par contre si tu connais bien ta carte des stades de foot, là tu as plus de chance de t’en sortir :D.

Une fois arrivés sur Sierra-Whisky, Marc me demande de continuer vers la Mer pour que l’on puisse ensuite longer la côte jusqu’à l’aéroport. A ce moment-là j’ai commencé à avoir chaud. Les quelques lumières restantes de Villeneuve-lès-Maguelone à ma droite et Palavas sur ma gauche, disparaissent derrière moi et je me retrouve dans un néant complet sans aucun repère visuel en l’air ou au sol. Cette sensation était étrangement vertigineuse. Un peu comme lorsqu’on a l’impression d’être attiré par le vide. J’ai donc rendu les commandes au pilote ^^.

Débriefing du Vol de Nuit

Ce très beau vol m’a donné un avant-goût de ce qu’il me tarde de faire après l’obtention de ma Licence de Pilote Privé (PPL). Le vol de nuit est une habilitation à passer lorsqu’on a déjà le PPL.

L’obtention de l’habilitation au vol de nuit est soumise aux conditions suivantes :

  • Avoir un PPL valide
  • Avoir un certificat médicale Classe 2
  • Au moins 5 heures de vol effectuées de nuit
    • 3 heures de vol de nuit en double commande
    • 1 h de navigation en campagne de nuit
    • au moins 5 décollages et 5 atterrissages en solo

En plus d’avoir le privilège de pouvoir profiter de magnifiques décors lumineux, cette habilitation me paraît être une bonne sécurité pour savoir voler dans le cas où nous n’aurions pas pu rentrer avant le coucher du soleil.

2 commentaires sur “Découverte du Vol de Nuit en Avion Cessna 172”

  1. Salut, mon instructeur en région parisienne m’avait également proposé un vol de nuit sur le cessna 172 du club. J’étais en place arrière car ils étaient 2 instructeurs en places avant. Ce vol a permis à mon instructeur de valider des heures de vol de nuit afin de pouvoir ensuite faire de l’instruction de nuit au sein du club.
    Tu as la chance d’être basé sur aérodrome où le VFR de nuit est autorisé. Dans mon club on doit d’abord amener l’avion sur un autre aérodrome avant la nuit aéronautique. Et le lendemain matin il faut un pilote pour ramener l’avion sur notre aérodrome. C’est très contraignant.
    Avant de faire du vol de nuit, je te conseille de te faire habiliter sur le cessna de ton club, généralement mieux équipé pour le vol de nuit que les DR400 et avec une bien plus grande autonomie, même si dans mon club, ils utilisent aussi le DR400 pour l’instruction de nuit (avec 2 avions pour l’instruction de nuit, ça permet une bonne souplesse). J’ai maintenant mon habilitation sur le cessna du club et je dois dire qu’effectivement, pour comparer avec la voiture, j’ai l’impression d’être aux commandes d’un gros break des années 70 alors que le DR400 est une clio avec direction assistée.
    Oui, j’ai pu observer au cours de ce vol que les repères sont très différents la nuit. Ce sont surtout les villes et les autoroutes qui sont de bons repères. Par contre en cas de panne moteur… D’ailleurs, 4 jours après notre vol de nuit, le cessna du club a eu un soucis moteur en voyage (de jour) et le pilote a décidé de faire une IVV très certainement salvatrice pour lui et l’avion.

    1. Merci pour ce conseil et ce partage d’expérience ! Je me suis fait la remarque en voyant la piste secondaire dans le noir complet. Nous avons beaucoup de chance d’avoir la piste principale éclairée !

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