Navigation vers Lézignan-Corbières (LFMZ) (Jour 33)

Navigation VFR vers Lézignan-Corbières (LFMZ) (Jour33)

Me voilà partie pour une navigation vers Lézignan-Corbières (LFMZ). Avec découverte de la radionavigation VOR et mon premier vol en « niveau de vol » (Flight Level – FL055).

Briefing : une préparation trop stressée

Voilà un moment que je n’ai pas volé. Entre les disponibilités de chacun et une météo peu clémente ces jours-ci, ce n’est pas évident de trouver un moment pour voler. Romain n’ayant pas pu se libérer pour ce vol, je dois aussi préparer le retour. Tout ça me met pas mal de pression, car j’ai l’impression de ne plus savoir voler et je n’ai jamais fait un vol aussi long. Bref je stresse pour rien…

Plan de navigation de LFMT vers LFMZUne fois arrivé au club, je présente ma navigation à mon instructeur et je lui explique ma démarche. J’ai déjà fait le tracé sur ma carte VFR IGN toute neuve :). Il me demande aussi de lui détailler qui et quand je vais devoir faire mes contacts radio. J’avoue ne pas avoir pensé anticiper cela avant. Il faudrait que je le note sur le log de navigation aussi.

Il n’y a pas de vent, cependant on jette un œil sur la météo car le temps se gâte un peu vers Lézignan-Corbières. Pour le moment, il ne rentre pas trop dans le détail, il m’explique rapidement sur la carte ce qu’il se passe, mais je serais incapable de le faire moi-même.

Vol : Navigation VFR vers Lézignan-Corbières (LFMZ)

Malheureusement j’ai eu un souci avec la caméra, je n’ai donc ni vidéo, ni audio, ni photo pour ce vol :(.

Première partie du vol en « terre » connue

Personnellement, j’aurais été seul avec cette météo, j’aurais fait ma mauviette et je ne serais jamais parti  ! Je ne pense pas avoir déjà voler avec autant de pluie et de nuages. Mais effectivement la visibilité était largement au-dessus du minimum prérequis. C’est juste impressionnant de ne pas voir le ciel et une visibilité limitée avec de la pluie sur la vitre.

Je connais bien la région jusqu’à Valras, du coup j’en oublie de prendre la carte sur mes genoux pour me repérer. Marc ne manque pas de me le faire remarquer et me demande de me positionner précisément sur la carte. Étant au-dessus de la mer, je n’ai que le littoral pour me repérer. Avec la perspective, la pluie, les nuages bas, le peu de luminosité et ma vue qui baisse, ce n’est pas aussi évident que ça y parait. On argumente un peu, on n’est pas toujours d’accord ! Marc pourrait sortir son GPS, mais il joue le jeu avec moi et c’est plutôt fun de se creuser la tête à deux pour trouver notre position. Au final, je ne m’en sors pas trop mal.

Anticiper les Fréquences Radio

Marc me donne rapidement une astuce pour moins subir la radio et les changements de fréquences. Je dois penser à les anticiper. C’est tellement évident que je n’y avais jamais pensé. Au moment des vérifications des points tournants, en plus de vérifier si je dois contacter quelqu’un, je peux vérifier qui je devrais contacter après. Ce qui me permet de paramétrer la 2ème fréquence immédiatement sur la radio. Le moment venu, je n’aurai plus qu’à appuyer sur le bouton de permutation de fréquence.

Il faudrait que je pense à écrire les fréquences sur le log de navigation pour moins me poser de questions pendant le vol.

Deuxième partie en terre beaucoup moins connue

Après Valras, j’ai plutôt bien intérêt à garder mon cap, car je ne connais plus du tout l’endroit, je pars à l’inconnu. Je ne sais pas ce que je cherche. J’ai quand même fait quelques repérages sur Google Maps hier, mais la perception est bien différente en vrai. Donc je regarde dehors, je regarde ma carte, je regarde dehors, je regarde ma carte… un peu en stress le monsieur ^^.

J’aperçois très rapidement Narbonne que je confirme avec plusieurs points sur la carte (route, aérodrome,.. ). C’était histoire de dire que ce n’était pas Carcassonne ^^. Il y avait vraiment peu de chance que ça soit autre chose que Narbonne. Mais je retiens la toute première leçon comme quoi il ne faut jamais être sûr de rien, surtout quand tu ne connais pas.

Arrivée sur LFMZ

J’arrive à voir la piste de Lézignan-Corbières assez rapidement. Il y a des éoliennes de partout ! Qui se rappelle de la séquence dans le film Terminal Velocity 😀 ? Blague à part, il faut que je pense à marquer sur ma carte mon point de descente. C’est-à-dire à quel moment je dois entamer ma descente. Ça m’évitera de devoir le calculer de tête en plein vol. Surtout que je suis une bille en calcul mental !

Personne ne répond à la radio, donc je passe vertical terrain à 1700 pieds (le tour de piste étant à 1200), pour repérer les lieux et la manche à air. Je décide de prendre la piste 08, je dois donc faire demi-tour pour intégrer le circuit de piste qui est en main droite.

J’avoue ne pas trop savoir comment m’intégrer correctement dans le circuit car je ne me suis jamais retrouvé dans cette situation « à contre sens ». Marc m’explique mais j’ai un peu du mal à comprendre. Nous aurions dû faire un briefing d’approche, lorsque nous étions au sol à l’aéroclub. C’est noté pour la prochaine fois !

Panne moteur à LFMZ

Après mon premier atterrissage qui se passe très bien, mon instructeur me demande de refaire un tour de piste. Me voilà reparti tout serin pour un autre tour. D’ailleurs Marc doit certainement me trouver trop serein et me simule une panne moteur en fin de vent arrière sans prévenir. La dernière fois que j’ai fait ce genre d’exercice, c’était une PTE planifiée (je savais que j’allais en faire une) et il y a plus de 8 mois. Autant dire que j’avais totalement oublié que ça existait ces choses-là.

Bref, panne moteur, je fais attention à ma vitesse et je cherche un terrain pour atterrir dans la pampa…

  • Marc me dit : « Tu te fou de moi ? y a une piste à ta droite juste là ! »
  • Moi : « Hein ? Ah bah oui… bah je peux faire une PTU du coup !? »
  • Marc : « bah oui et il serait temps d’y aller !! »

Le boulet… Malgré tout j’arrive à parfaitement atterrir, pensant qu’on allait enfin faire une pause après toutes ces émotions. Il me fait savoir qu’on doit repartir immédiatement car on a plus le temps.

Cette petite « Prise de Terrain en U » (PTU) après tout ce temps qui arrive sans prévenir, alors que je stressais déjà du vol m’a fait une belle piqure de rappel. Je pense probablement avoir traité dans ma tête mon instructeur de tous les noms à ce moment-là. Mais je suppose qu’il a entendu puisqu’au décollage, il me refait une panne moteur en montée initiale. Mais cette fois j’ai choisi le bon champ ! Une voiture était garée de l’autre côté. Les gens ont dû halluciner :D.

Retour vers Montpellier (LFMT) en radio-navigation

Le retour sera beaucoup plus cool. Nous allons rentrer en nous aidant de la radio-navigation VOR. Marc me montre comment régler la radio sur la fréquence de la balise VOR de Montpellier qui est 114,45. Ensuite il détermine sur ma carte à l’aide du rapporteur que nous emprunterons le radial 60°. Il règle ensuite le VOR avec cette information. Celui-ci m’affichera une aiguille qui m’indique comment je suis placé vis-à-vis du radial. Cependant, écouter et comprendre ce qu’il me dit tout en pilotant sans pouvoir prendre le temps de bien regarder est un peu trop compliqué pour moi. Nous referons un cours là-dessus une autre fois. En gros je reste sur la ligne, et j’arriverai à Montpellier, c’est ce que je retiens pour le moment.

Il y a pas mal de nuages au-dessus de Béziers, du coup nous demandons à la tour de passer au Niveau de Vol 055. Comme vu lors du cours Choix du niveau de vol en VFR, nous choisissons le premier niveau impair puisque nous allons vers l’Est. Ce qui est le niveau 050 + 5 car nous sommes en VFR. C’est accordé, on continue à grimper et je passe l’altimètre sur 1013,25 hpa. Passer au-dessus des nuages et apercevoir l’aéroport de Béziers à travers, c’est vraiment trop beau !

Débriefing d’une navigation aller-retour

Au final ce vol c’est super bien passé ! Je prends beaucoup de plaisir à me situer sur la carte malgré le fait que j’ai encore un peu de mal à tout gérer dans l’avion. En fait, ce que je trouve le plus compliqué dans une navigation c’est l’arrivée sur un terrain inconnu plus que la navigation en elle-même. Ah si et la radio aussi qu’il faut vraiment que je travaille plus.

Faire le vol aller-retour seul est effectivement plus fatiguant, mais au final j’ai pu le faire sans problème. Bon c’est aussi parce que Marc m’a simplifié le retour. Par contre ça pique un peu plus au niveau du coût du vol.

Coût total

  • Solde précédent : 4263,82€
  • 108 min de vol avec instructeur (LFMT > LFMZ > LFMT) : 243,00€
  • Total : 4506,82€

Heures totales de vol : 24h55 min.
Atterrissage total : 78

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